Pavillon de la Mer

Visites guidées, sur rendez-vous seulement, de mai à août, de 9 h à 16 h

L'Institut océanographique de Bedford (IOB) a inauguré le Pavillon de la mer et son bassin tactile en 1998 afin de permettre au public d'observer de près divers organismes marins peuplant les eaux côtières de la Nouvelle-écosse.

Actuellement, le pavillon compte quatre grands bassins d'observation contenant divers animaux qui peuvent être manipulés, comme des étoiles de mer, des concombres de mer et des homards. Vous trouverez ci-après une brève description de quelques-uns des animaux aquatiques pouvant être observés au Pavillon de la mer.

Le homard

Le homard

Environ un an après s'être accouplée, la femelle expulse ses œufs et les porte sous sa queue, où ils resteront jusqu'à leur éclosion, 10 à 11 mois plus tard. Après avoir subi trois mues et atteint une longueur de 8 mm, le jeune homard a l'apparence d'un homard adulte. Sa croissance s'échelonne toutefois sur une longue période : il faut compter environ 7 ans pour qu'il atteigne la taille légale minimale, son poids étant alors d'environ 450 g. Un homard adulte peut mesurer jusqu'à 90 cm et parfois atteindre un poids de 15 kg. à notre connaissance, le plus gros homard jamais débarqué (capturé dans un filet) pesait 19,96 kg (44 lb).

Bien que le homard vive tout le long du plateau néo-écossais, on le pêche surtout à des profondeurs de plus de 3 m. Les plus gros homards, appelés « jumbos », se trouvent en général aux limites du plateau continental, mais on en trouve aussi près des côtes.

Le crabe

Le crabe
Le crabe

Le homard et le crabe sont des crustacés. Chez ces espèces, les membres amputés ou gravement endommagés peuvent se régénérer. Le crabe trouve presque tous les éléments nutritifs dont il a besoin dans les matières organiques mortes, toutefois certains crabes capturent des vers et des poissons de petite taille. Vous observerez une variété de spécimens au Pavillon de la mer, du petit bernard-l'ermite au crabe vert, en passant par le crabe commun et le crabe des neiges, des espèces d'importance commerciale.

Les étoiles de mer

Les étoiles de mer

TLes eaux au large de la Nouvelle-écosse abritent diverses espèces d'étoiles de mer. Les étoiles de mer ayant jusqu'à douze bras sont communes, et certaines peuvent en compter jusqu'à vingt-cinq. Ces organismes présentent une gamme surprenante de couleurs, dont le violet, le rose et le jaune. Les étoiles de mer peuvent aussi régénérer leurs membres amputés. Fait intéressant, si on coupe également une étoile de mer en autant de parties qu'elle possède de bras, et que l'estomac est réparti également entre ces parties, chacune d'entre elles formera une nouvelle étoile de mer.

Les dollars de sable

Les dollars de sable

Les dollars de sable, ces objets blancs en forme de disque que l'on trouve souvent dans les boutiques de cadeaux, sont bien plus que de simples ornements. Ce sont en fait les vestiges d'organismes vivants. Le dollar de sable vivant est de couleur bourgogne et les minuscules épines couvrant son corps créent un motif étoilé sur sa face supérieure. Le dollar de sable est un organisme filtreur et passe une bonne partie de son existence enfoui dans le sable. Il se nourrit en filtrant les nutriments contenus dans l'eau.

L'oursin

L'oursin
L'oursin

L'oursin fait partie du groupe des échinodermes, terme qui signifie « peau épineuse ». L'étoile de mer, le concombre de mer et le dollar de sable font également partie de ce groupe. L'oursin possède un corps en forme de dôme armé d'épines mobiles. Entre ces épines, se trouvent cinq rangées de pieds ambulacraires munis de ventouses dont l'oursin se sert pour grimper ou pour s'accrocher au varech, sa principale source de nourriture.

Le concombre de mer

Le concombre de mer

Le concombre de mer porte bien son nom, malgré sa forme très variable. Cet organisme possède une bouche et un anus distincts. Il se nourrit en filtrant l'eau grâce à la couronne de tentacules rétractiles qui émergent de sa cavité buccale. Comme l'oursin, le concombre de mer possède cinq rangées de pieds ambulacraires qui servent à la locomotion. Le concombre de mer a un mécanisme de défense très particulier. Lorsqu'il est menacé, il expulse ses viscères. Les organes ainsi perdus sont par la suite régénérés.

Les pétoncles

Les pétoncles

Les pétoncles vivent à une profondeur d'environ 3,6 à 180 m et peuvent atteindre un diamètre de 20 cm. Leurs yeux sont facilement visibles le long du rebord interne des coquilles supérieure et inférieure; ils sont bleus ou noirs, selon l'espèce, et ne servent qu'à percevoir la lumière. Les pétoncles sont au nombre des quelques mollusques bivalves qui peuvent se déplacer rapidement. Le déplacement s'effectue par des mouvements répétés d'ouverture et de fermeture des valves, l'expulsion de l'eau par les côtés propulsant le pétoncle vers l'avant. Les pétoncles se nourrissent par filtration.

Les gastéropodes

Les gastéropodes sont un groupe de mollusques comprenant les escargots. Le terme gastéropode signifie « estomac dans le pied ». Leur nom décrit bien leur mode d'alimentation particulier. En effet, ils digèrent tout ce qu'ils consomment − crustacés, autres gastéropodes, etc. − en utilisant leur pied. Les gastéropodes pondent tous leurs œufs en même temps. Ces œufs sont enrobés d'un mucus épais. Le durcissement du mucus assure la protection des œufs. Au Pavillon de la mer, les visiteurs peuvent observer des natices et des nasses. Les nasses sont particulièrement touchées par le ruissellement et le rejet de produits chimiques. On a constaté qu'une très forte majorité des jeunes deviennent des femelles en raison des nombreux produits chimiques qui agissent comme des hormones. Cette tendance a évidemment pour effet de briser l'équilibre des sexes.

L'anémone de mer

L'anémone de mer a un corps cylindrique, dont l'extrémité antérieure est ornée de tentacules. Pour se défendre, elle lance de grandes quantités de nématocystes. Ces cellules urticantes peuvent décourager la plupart de ses prédateurs, mais sont bénignes pour l'homme. L'anémone de mer se déplace par glissement sur le fond marin. Elle se nourrit de plancton et de petits poissons. Son mode de reproduction est particulièrement intéressant : elle peut se reproduire par accouplement, mais aussi produire des copies génétiquement exactes d'elle-même par bourgeonnement asexué.

L'huître américaine

La coquille de l'huître est rugueuse, irrégulière et en forme de dôme. Contrairement au pétoncle, l'huître cesse de se déplacer une fois qu'elle se fixe au fond marin. Elle peut atteindre un diamètre d'environ 25 cm. L'huître est sujette à la maladie et à la prédation. L'espèce survit grâce au grand nombre d'œufs pondus : une femelle peut en pondre jusqu'à 100 000 000 par année. Les huîtres sont particulièrement sujettes à la prédation par les étoiles de mer, les perceurs de l'Atlantique, les crabes verts, les vers plats, les poissons, les raies, les canards de mer et l'homme.

Le saumon atlantique

Le saumon atlantique

Le saumon atlantique est un descendant de la truite. à un moment donné, des groupes de truites ont été forcés de s'adapter à l'océan. Par ce qu'on appelle le phénomène de spéciation, ces truites ont évolué et produit cette nouvelle espèce qu'est le saumon atlantique. Le corps de ce dernier est argenté et orné de taches noires sur le dos. Le saumon est une espèce diadrome, c'est-à-dire qu'il migre entre l'eau salée et l'eau douce. Au printemps, le saumon remonte les cours d'eau pour frayer. Pendant ce voyage, il rencontre des obstacles imposants, notamment des chutes qu'il doit franchir pour atteindre sa destination finale. Après avoir trouvé un fond de gravier, la femelle y creuse un trou où elle pond ses œufs. Après la ponte, le mâle couvre les œufs de sa laitance (sperme). Les œufs sont ensuite recouverts de gravier, ce qui les empêche d'être emportés par le courant et les protège des prédateurs. Malgré le fait que leur territoire de fraie comprenait autrefois plus d'une quarantaine de rivières et de ruisseaux au Nouveau-Brunswick et en Nouvelle-écosse, les populations de saumons atlantiques de l'intérieur de la baie de Fundy ont connu un déclin d'au moins 90 p. 100 au cours des dernières années − plaçant ce poisson sur la liste des espèces menacées d'extinction. Le saumon atlantique est désigné espèce en voie de disparition aux termes de la Loi sur les espèces en péril.

La morue

La morue

Les merlus, les grenadiers et les brotules sont des espèces apparentées à la morue. La morue se caractérise tout particulièrement par son barbillon au menton. Elle possède des nageoires à rayons mous sans épines, soit trois nageoires dorsales et deux nageoires anales. Sa livrée est mouchetée de bleu. Ce poisson peut atteindre un poids de 50 kg et une longueur de 2 m. La morue fraie en général de janvier à mars, et une femelle de 37 kg peut pondre jusqu'à 9 millions d'œufs. La morue est un poisson de fond et se trouve le plus souvent près du fond de l'océan. La pêche de la morue, considérée comme l'une des plus vieilles pêches au monde, a déjà été la plus rentable.

Les raies

Les raies

Les raies sont étroitement apparentées aux requins. Leur corps se compose de cartilages plutôt que d'os. Les raies sont relativement plates et possèdent de grandes nageoires pectorales spécialisées qui ondulent gracieusement dans l'eau, comme des ailes. La queue est spécialisée et comporte deux nageoires anales. à la différence des pastenagues, la queue de la raie ne renferme aucune neurotoxine. Au Canada, la plus forte concentration de raies se trouve au large des Grands Bancs de Terre-Neuve. Les raies fréquentent tant des eaux plutôt chaudes (10 °C) que des eaux froides (0 °C). On les trouve le plus souvent à des profondeurs de 50 à 70 m. Après la fécondation, la femelle pond ses œufs deux à la fois à des intervalles de cinq à sept jours, jusqu'à ce qu'ils soient tous expulsés. Chaque œuf est protégé par une coque spéciale, communément appelée « oreiller de mer ». Les larves restent dans l'œuf pendant au moins six mois.

La goberge

La goberge

La goberge est un poisson bleu foncé à mâchoire inférieure protubérante. Une bande jaune-vert luminescente parcourt ses flancs. La goberge a un comportement particulièrement nerveux. Elle est sujette à la prédation par les phoques et les êtres humains. La goberge est l'ingrédient de choix dans la fabrication du faux crabe. Ce poisson fait l'objet d'une pêche importante.

La plie

La plie

à l'éclosion, la plie ne diffère pas des autres poissons, mais après quelques jours, elle se tourne sur le côté pour entamer une curieuse transformation : l'œil orienté vers le bas migre sur la face supérieure. Les yeux se trouvent toujours disposés de travers, ce qui donne l'impression que ces poissons louchent légèrement. Comme la bouche garde la position qu'elle avait à l'éclosion, elle semble de travers. Les plies qui portent les deux yeux du côté droit sont dites dextres et celles qui les portent du côté gauche sont dites sénestres. Les plies sont des poissons de fond. Les deux espèces de plie que l'on peut observer au Pavillon de la mer de l'IOB sont la limande à queue jaune et la plie rouge.

La plupart de ces animaux aquatiques peuvent être observés au Pavillon de la mer de l'IOB. D'autres espèces peuvent s'ajouter à nos bassins selon la disponibilité.