Carbone et traceurs dans la circulation subpolaire

Les chlorofluorocarbones (CFC) et L'hexafluorure de soufre (SF6) ont des sources atmosphériques bien connues et ont été utilisés pour calculer l'année de la dernière ventilation de masses d'eau et pour valider les modèles numériques. L'année de la dernière ventilation est l'estimation du moment où une masse d'eau a été en surface pour la dernière fois et donc en contact avec l'atmosphère. Il est possible d'estimer l'année de formation d'une masse d'eau en comparant les concentrations mesurées de traceurs dans les masses d'eau avec l'historique de leurs rapports de mélange atmosphérique. De plus, la vitesse de transport peut être calculée d'après la région d'affleurement connue et les voies supposées vers le lieu d'échantillonnage. La nature inerte des CFC et SF6 en eau salée et les techniques disponibles actuellement aux fins d'analyses judicieuses font en sorte que ces traceurs transitoires constituent des outils puissants pour étudier les processus d'interaction entre l'océan et l'atmosphère, comme la formation de masses d'eau ventilées en profondeur et leur transport subséquent. Les traceurs transitoires (CFC-12, CFC-11, CFC-13 et CCl4) font l'objet de mesures le long de l'extension du transect d'Halifax depuis 2006 et le long du transect AR7W (qui traverse la mer du Labrador) depuis 1990, et SF6 à partir de 2010 pour les deux lignes.

De faibles concentrations de traceurs transitoires (voir les valeurs pour le SF6 dans le premier encadré ci après) indiquent des eaux plus anciennes. De même, une concentration élevée de carbone inorganique total (CIT) due à la reminéralisation de la matière organique peut être observée à 500 m de profondeur sur le talus continental et vers le large (deuxième encadré ci après). Le bassin d'Émeraude, sur la plate forme Scotian (station 3), contient également de l'eau ancienne à concentration élevée de CIT et, par conséquent, à pH faible (troisième encadré ci après) en raison du renouvellement par une remontée d'eau intermittente sur le talus. Sous la couche d'eau ancienne, de l'eau de mer du Labrador nouvellement ventilée est présente à environ 1 500 m de profondeur, comme le révèlent la concentration élevée de CFC-12, la faible concentration de CIT et le pH élevé. Cartes du SF6 (encadré supérieur), du CIT (deuxième encadré) et du pH (encadré inférieur) sur la plate forme Scotian, ainsi que sur le talus et le glacis de cette plate forme, d'après les profils établis dans le cadre du PMZAO en mai 2010.

Cartes du SF6

Cartes du SF6 sur la plate forme Scotian, ainsi que sur le talus et le glacis de cette plate forme, d'après les profils établis dans le cadre du PMZAO en mai 2013.

Cartes du CIT

Cartes du CIT sur la plate forme Scotian, ainsi que sur le talus et le glacis de cette plate forme, d'après les profils établis dans le cadre du PMZAO en mai 2013.

Cartes du pH

Cartes du pH sur la plate forme Scotian, ainsi que sur le talus et le glacis de cette plate forme, d'après les profils établis dans le cadre du PMZAO en mai 2013.

Équipe d'océanographie chimique dans le laboratoire du NGCC Hudson en 2010

Équipe d'océanographie chimique dans le laboratoire du NGCC Hudson en 2010

Pour en savoir plus sur les activités connexes dans le domaine de la surveillance des océans, consulter Océanographie chimique dans la mer du Labrador et Océanographie chimique du talus et du glacis de la plate forme Scotian

Pour en savoir plus, communiquer avec Kumiko Azetsu-Scott (Ph.D.).