Sbaste

Le sébaste, plus connu dans le secteur commercial sous le nom de perche de mer, vit des deux côtés de l'océan Atlantique. On les trouve habituellement sur les versants des bancs de pêche, dans les canaux profonds et à l'extrémité de la plate-forme continentale, généralement à des profondeurs de 100 à 700 m. Dans le nord-ouest de l'Atlantique, on trouve le sébaste de l'île de Baffin au nord aux côtes du New Jersey au sud. Deux espèces de sébaste vivent sur le plateau néo-écossais. Le sébaste acadien, Sebastus fasciatus, vit dans les bassins profonds et à l'extrémité de la plate-forme continentale. Le sébaste atlantique, Sebastus mentella, vit dans les eaux plus profondes à l'extrémité de la plate-forme continentale et dans le chenal Laurentien. Il est difficile de différencier ces espèces et, par conséquent, on ne sépare généralement pas les captures commerciales et les captures aux fins de relevé de recherche.

Les sébastes sont ovovivipares, car la fécondation est interne et que les jeunes poissons sortent vivants. L'accouplement a lieu en automne et les femelles transportent en elles les jeunes en développement jusqu'à leur expulsion d'avril à juillet de l'année suivante. Les sébastes grandissent lentement et vivent longtemps. On a pu observer des sébastes de plus de 30 ans et des sébastes mesurant plus de 50 cm. Le jeune poisson grandit d'environ 8 cm lors de la première année de sa vie, puis atteint une taille commerciale de 25 cm au bout de 8 à 10 ans. Le Sebastus fasciatus atteint une taille inférieure à celle du Sebastus mentella. La croissance est généralement plus rapide dans la partie sud de l'aire de répartition que dans la partie nord, et les femelles grandissent plus vite que les mâles. La taille moyenne à laquelle 50 % des sébastes du plateau néo-écossais sont matures est d'environ 24 à 26 cm pour les femelles et 16 à 17 cm pour les mâles. Dans le golfe du Maine, elle est d'environ 22 cm pour les femelles et de 19 à 22 cm pour les mâles.

Les sébastes sont semi-pélagiques; on pense qu'ils se nourrissent la nuit, lorsqu'ils remontent à la surface. Ils se nourrissent principalement de crustacés pélagiques tels que les amphipodes, les copépodes et les euphausiacés. Les poissons deviennent un aliment important du régime au fur et à mesure que le sébaste grandit.

Pêche

La zone de gestion no 3 pour le sébaste est composée des unités statistiques 4Wdehkl et 4X. La pêche se pratique principalement à l'aide de chaluts à panneaux de fond avec des culs-de-chalut à petites mailles (110 mm). La recherche génétique a démontré que les sébastes de l'unité 3 sont presque exclusivement des Sebastus fasciatus. Par conséquent, la pêche dans l'unité 3 est considérée comme une pêche monospécifique.

La zone de gestion de l'unité 3 pour les sébastes a été mise en œuvre pour la première fois dans le cadre du plan de gestion de la pêche du poisson de fond de 1993. Les sébastes de cette zone ont été gérés précédemment dans une zone de gestion 4VWX plus grande. Le total autorisé des captures de 10 000 tonnes, introduit en 1993, était fondé sur le total autorisé des captures de 1991 pour la zone de gestion précédente calculé au prorata en fonction de l'historique des captures (1981 à 1990) dans les unités statistiques qui comprenaient l'unité 3. La première description scientifique des sébastes de l'unité 3 était un rapport remis au Conseil pour la conservation des ressources halieutiques en 1993 qui a été utilisé pour émettre une recommandation pour un total autorisé des captures de 10 000 tonnes pour 1994. Il a ensuite été diminué à 9 000 tonnes en 2000.

Des données sur les débarquements sont disponibles pour les sébastes de l'unité 3 et remontent à 1960. Au début des années 1960, la pêche était dominée par les débarquements étrangers et les captures canadiennes étaient inférieures à 1 000 tonnes. Les débarquements ont diminué à la fin des années 1960 avant d'augmenter pour atteindre un pic en 1971 avec un total de débarquements de 25 600 tonnes. Cette année, les débarquements canadiens ont atteint un record de 11 500 tonnes. Au cours des années 1970, il y a eu une baisse des débarquements étrangers et canadiens avec 2 700 tonnes, soit le niveau le plus bas, en 1979. À la fin des années 1970, les débarquements canadiens dominaient les captures de sébastes et les pêches étrangères ont diminué à tel point que les débarquements étrangers de sébastes ont été supprimés, pour l'essentiel, en 1985. Les débarquements canadiens de sébastes de l'unité 3 sont restés bien en dessous du total autorisé des captures depuis 1980.

La répartition de la pêche a beaucoup changé depuis 1960. Dans les années 1960, une portion importante des débarquements de sébastes provenait de la partie 4W de l'unité 3. Pendant certaines années, la partie 4W représentait plus de 50 % du total des débarquements. Cette proportion a diminué tout au long des années 1970 et, depuis 1980, la pêche a été dominée par les captures pour la partie 4X (partie de l'ouest) de l'unité 3.

Recherche

Abondance et biomasse des sébastes dans l'unité 3 depuis 1970 selon les relevés d'été de navires de recherche du ministère des Pêches et des Océans. Le relevé indique une tendance légèrement à la baisse de la biomasse totale de 1970 aux années 1990, et une hausse subséquente depuis environ 2000. La biomasse pour la portion de la population inférieure à 22 cm (indicateur d'immaturité) a connu une hausse depuis environ 1995.

L'abondance totale d'après les relevés n'indique aucune tendance significative de 1970 à 1990; toutefois, la tendance est à la hausse depuis 1990. Bien que l'abondance soit à la hausse pour toutes les catégories de taille, cette hausse est dominée par des individus de taille inférieure à 22 cm (immatures).

La répartition des captures des relevés indique une tendance vers la partie ouest de la zone de relevé au cours de la série chronologique des relevés.